Catharsis

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Musique

Ils ont trôné quelques années sur mon mur. Vendredi, ils sont revenus en force avec un quatorzième album, « The Nothing« . Korn, du haut de ses 26 ans de carrière, a encore beaucoup de choses à nous dire.

Je m’amuse de peu de choses et il se trouve que suis née avec Korn. Littéralement, puisque le groupe s’est formé en 1993. Et depuis les années 1990, le quintette canadien a réussi à vendre 40 millions d’albums. A rapporter deux Grammys. A créer treize albums. Et à s’inviter au cinéma, dans « La Reine des Damnés » de Mickaël Rymer, à travers la performance de Jonathan Davis. Il y prête son chant fantomatique au héros, Lestat de Lioncourt, leader provocateur d’un groupe de rock. Aux côtés de Davis, James Schaffer et Brian Welch sont aux guitares, Reginald Arvizu à la basse et Ray Luzier à la batterie. Pontes du Nu Metal, les canadiens sont signés chez Roadrunner Records.

Inspirations

Sorti le 13 septembre, ce dernier album apparaît comme un exorcisme lyrique et musical. On y parle de douleur, de malaise et d’atteintes mentales. Jusqu’aux cris, aux psalmodies et aux larmes.  Il n’est pas question ici de lamentations mais d’une peinture crue et puissante d’une réalité. On retrouve une authenticité presque perturbante dans les paroles. Dans « The Nothing », Jonathan Davis reprend ainsi ses habits de porte-parole et donne une voix à des troubles muets et destructeurs.

Korn prolonge « The Nothing » avec un podcast en six épisodes, qui démarrera en octobre.

A côté des paroles coups de poing, l’album reprends l’atmosphère sonore signature de Korn. On y retrouve une succession d’instrumentales aux lignes de basse lourdes puis des guitares terriblement froides. J’ai retrouvé cette image d’un environnement clinique, blanc mais fondamentalement intriguant. Une toile gelée sur laquelle la musique trace une histoire à coups de grunts précis et de ce fameux chant fantomatique, dans lequel se cache une tristesse et une étrange folie.

@aleksduncan

 

2 thoughts on “Catharsis”

  1. Tsadokiel dit :

    Quelle énorme claque. Que ce soit avec Korn, au cinéma ou dans les jeux vidéos (puisqu’il a aussi contribué à l’OST de Silent Hill Downpour), les paroles et les prouesses de vocales de Jonathan Davis parviennent toujours autant à m’atteindre, et ce dès la parution de « You’ll Never Find Me », pour promouvoir la sortie de leur album. Pour moi, Korn, c’est un peu comme une drogue dure : c’est malsain (ici que dans l’ambiance, heureusement !), mais une fois qu’on en a pris un peu, on ne peut pas s’empêcher d’en redemander tellement on se sent bien et tellement c’est addictif.

    Entre Tool, Slipknot, Korn ou encore Lacuna Coil (qui sort le mois prochain, la hype est présente !), on peut dire que 2019 aura été une excellente année pour le metal. Et vu leurs succès retentissants d’un point de vue commercial, ce n’est pas prêt de changer ! \m/

    Aimé par 1 personne

    • Le qualificatif est parfait. L’ambiance est malsaine (c’est probablement pour ça qu’on le retrouve dans de drôles de projets jeux-vidéo et cinéma !).
      Slipknot, je les ai adoré. Lacuna Coil, je le attends de pieds ferme ! Je vais d’ailleurs les voir à Paris, avec Eluveitie. Autant dire que j’ai hâte !

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