Carthagods, The Monster in Me

Dans la gueule du Monstre

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Musique

Au printemps, le groupe de metal mélodique Carthagods sortait son deuxième album, The Monster in me, chez Darkside Records. Une coopération qui leur a permis de passer un nouveau cap.

Leur histoire tiendrait presque de la saga. D’un groupe de reprise dans les années 1990, Carthagods a fini par ouvrir des concerts de Judas Priest en 2018. Passant par plusieurs formations et autant d’aléas, le groupe a su s’imposer et s’affiner, se lançant dans la composition à l’aube des années 2000. En parallèle, Carthagods invite des groupes déjà bien établis, comme Epica et Blind Guardian, à jouer à Tunis.

À force de concerts, ils rencontrent Marcel Coenen puis Timo Somers, respectivement producteur de leur premier et de leur deuxième album. Dès le départ, le groupe invite d’ailleurs des noms bien connus, à l’image de Mark Jansen ou de Bumblefoot. C’est la signature de Carthagods chez Darkside Records, en 2018, qui amènera The Monster in Me, bénéficiant d’un intéressant travail de maturité.

“On a commencé à bosser dessus il y a longtemps”, raconte Kehma, le chanteur du groupe. Entre le Canada, les Pays-Bas et la Tunisie, la composition de la musique avance en ping pong. L’enregistrement se fera même en deux temps : la musique est captée à Tunis puis la voix à Wateringen, aux Pays-Bas.

Des orchestrations mélodiques, fruits du travail de Vikram Shankar, s’invitent également sur les partitions. “Au départ, il devait y avoir quelques touches, et puis… Il s’est excité sur la chanson Rebirth !  » raconte Khema, amusé. Le processus offre également une nouvelle vie au titre Memories of never ending pains, gagnant en propreté, en intensité et en profondeur.

Côté création, c’est la composition musicale qui donne son fil conducteur à l’album, gravitant autour d’un thème qu’ils explorent depuis longtemps. “Ce disque parle du combat intérieur de chaque être humain, de la manipulation de masse et de ses effets sur la société”, détaille Khema. “Le terme de ‘monstre’ représente aussi la rébellion, le refus de s’ancrer dans la masse,” explique le chanteur. Une idée qui alimentera le clip de la chanson éponyme, The Monster in Me, réalisé par Fouis Djemal.

Le tournage a notamment demandé une performance : apprendre les paroles à l’envers.

The Monster in Me donne un nouveau souffle à la musique de Carthagods. Elle apparaît plus soignée et propose des envolées puissantes, où le chant rauque se mêle à des orchestrations épiques. On retrouve des indispensables, notamment Memory of never ending pains, augmentés par le travail poignant de Vikram Shankar, et des créations inattendues d’une grande intensité, comme The Rebirth II (qui, dans une salle bien sonorisée, doit être magique). Si leur premier album proposait des bases intéressantes, notamment le grain de voix et les guitares hyperactives, cette dernière sortie pose l’univers sonore du groupe, entre mélodique, heavy et progressif.

@aleksduncan

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