Neversong est un jeu sorti sur PC le 22 mai.

Neversong : rage et poésie

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Jeux vidéo

L’équipe d’Atmos Games revient avec son univers lugubre et attachant. Le 22 mai est sorti sur PC le jeu Neversong. Edité par Serenity Forge, il met en scène Peet, fraîchement sorti du coma, parti à la recherche d’une amie disparue. 


L’aventure est longue. Avant d’avoir une houppette et une batte de baseball, Peet est un petit personnage en forme de tache d’encre (ou de fantôme, selon moi). Créé par Thomas Brush, il se réveille d’abord en 2010. Son compagnon à plume est déjà là mais, à ce stade, le monstre parmi les monstres, Docteur Smile, n’existe pas. Le jeu passera donc par l’étape “Coma” avant d’être étoffé en tant que “Once Upon a Coma” puis « Neversong ».

Dans sa version finale, l’univers de Peet a été étendu et son histoire affinée. Si le jeune garçon se réveille toujours d’un long coma, on sait maintenant pourquoi. Il apprend rapidement que son accident serait dû à un choc. Peet aurait été témoin de l’enlèvement de son amie Wren et, pétrifié, se serait écroulé. 

Les premiers pas de Peet, en 2010.

Au réveil, le monde qu’il retrouve ne ressemble plus vraiment à celui qu’il a laissé. Depuis l’enlèvement de Wren, le village est dépourvu d’adultes. Tous sont partis à sa recherche mais aucun d’entre eux n’est revenu. D’ailleurs, tous les enfants lui rappellent que c’est un peu à cause de lui. Et ils se moquent copieusement de son cœur sensible. 

Les enfants de son village, dotés de voix cartoonesques (et d’un accent anglais à tomber par terre), ont d’ailleurs une verve à la fois mignonne et grotesque. L’univers graphique, de l’ordre de l’illustration, est lui aussi à cheval entre les genres, tantôt doux et lugubre. Comme un dessin-animé qui ne serait pas franchement pour les enfants

Ô, rage…

La prise en main de Nerversong est progressive. On commence les mains dans les poches avant de récupérer, boss après boss, des chansons qui donnent accès à des coffres d’équipement. Peet finit par se balader avec un skate, une batte de baseball et un parapluie. La difficulté et les obstacles suivent le même principe. La progression étant sanctionnée par ces combats de boss, l’aventure est bien bornée et se passe en cinq temps.

J’ai traversé les trois premiers chapitre du jeu assez honorablement. Avec un peu de recul, les énigmes sont toutes résolubles. Le problème, c’est que j’ai eu le temps de prendre (un peu trop) confiance en mes pouces. Par conséquent, je suis devenu moins prudente et j’ai commencé à combattre n’importe comment en hurlant à la mort. J’ai fini, de rage, par rentrer dans les adultes zombies et à sauter dans les rayons. D’ailleurs, j’ai eu recours à une autre paire de main pour me sortir de la panade …

  • Capture d'écran de Neversong
  • Capture d'écran de Neversong
  • Capture d'écran de Neversong

Techniquement, le jeu rencontre quelques hoquets. J’ai pris un ou deux coups malheureux parce le déclenchement des actions avait foiré. Un laser qui réapparaît trop tard ou un coup alors que j’étais hors de portée. A l’inverse, j’ai essayé de donner des coups pendant les actions ennemies et… Rien. Pour la forme, j’ai essayé sur chaque boss avant de conclure au tour par tour, en grinçant des dents. 

Toujours est-il que j’ai réussi à récupérer les partitions qui fournissent, au fur et à mesure, des éléments de l’histoire de Peet. En forme de conte, elle s’approche à chaque combat de la réalité du réveil. Et, vous serez prévenus, elle est tragique. Pour compléter ces découvertes, des messages téléphoniques sont à écouter dans les différentes zones.

Dans un registre plus léger, l’équipe s’est amusée à dispatcher des cartes à collectionner. A l’effigie de plantes, de monstres ou de personnages, certaines permettent de modifier l’apparence de Peet. On rencontre également un hommage bien caché et surprenant aux participants du Kickstarter du jeu, qui avait permis de récolter quelques 85 683 dollars début 2018. 

Neversong n’est peut-être pas un jeu à explorer en période de blues. Mais si vous aimez les univers à la Edward aux mains d’argent ou Frankenweenie, mettez-le de côté. Parce qu’il vaut autant le coup pour l’expérience de jeu que pour l’univers qui y est créé. 

Neversong est disponible sur PC (Windows)

Aleksandra

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