Après l’excellente expérience du « Chasseur de rats », j’ai poursuivi ma découverte du catalogue Audible avec une création en anglais intitulée « Moriarty : The Devil’s Game », de Charles Kindinger. Et ce n’est toujours pas un placement de produit pour la plateforme !
L’histoire commence par la découverte sinistre du cadavre d’une jeune femme dans une chambre d’hôtel alors qu’un homme à ses côtés tient l’arme du crime à la main. Il s’appelle James Moriarty, il est professeur de mathématiques et surtout, il clame son innocence.
Dans cette fiction, on nous propose une réécriture de Sherlock Holmes en partant du postulat que James Moriarty n’est pas un génie du crime, mais un brillant professeur de mathématiques pris dans une machine infernale. Alors que tout semble l’accuser, il ne pourra compter que sur son esprit brillant ainsi que sur un camarade d’infortune rencontré au fond d’un cachot : Sebastian Moran.
Quand des hobbits rencontrent Conan Doyle
J’ai beaucoup aimé cette série bien écrite et surtout très bien jouée par un casting prestigieux. Dans les rôles de Moriarty et de Moran, on retrouve respectivement Dominic Monaghan et Billy Boyd. Le premier est connu pour avoir incarné le personnage de Merry et le second celui de Pippin dans la trilogie du Seigneur des Anneaux.
Dès le début du récit, on est plongé dans une énigme nébuleuse à souhait, tandis qu’on suit l’avancée du professeur traqué par la police et un Sherlock Holmes bien différent de celui que nous connaissons. L’histoire est passionnante, pleine de rebondissements et de suspense. Cette fiction est bien écrite et réussit à nous emmener jusqu’aux emblématiques chutes du Reichenbach, lieu iconique de la lutte entre Moriarty et Holmes.
Sherlock : héros ou antagoniste ?
Deux éléments ont néanmoins gêné mon écoute. Tout d’abord, et je pense que le tort est plutôt de mon côté, je suis très attachée au personnage de Sherlock. J’ai un peu de mal à le voir sous un jour défavorable. Ici, si Watson ne s’en tire pas trop mal, ce n’est pas le cas des frères Holmes ; Ils semblent s’acharner sur le malheureux professeur tout le long du récit. Plus globalement, je pense que certains personnages manquent un peu d’ambiguïté.
L’autre élément qui m’a un poil gênée, c’est l’accent adopté par Billy Boyd pour le personnage de Moran. Je ne saurais pas vous dire de quel accent il s’agit, mais j’ai eu beaucoup de mal à comprendre ce qu’il disait. J’ai parfois dû m’appuyer sur les réponses de Moriarty pour compléter le dialogue. Cela ne m’a pas pour autant empêchée de me régaler avec cette fiction ambitieuse et prenante. Si vous possédez un abonnement Audible et un bon niveau d’anglais, je vous conseille de foncer !
Sur ce, je m’en retourne dans mon nid et vous dit à bientôt pour un nouvel article !
TheoMus(tache)
Moriarty : the Devil’s Game
Créé par Charles Kindinger
Disponible sur Audible