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Vengeance

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Lectures

Je me méfie des quatrièmes de couverture. Je déteste avec passion celles qui vous dévoilent les trois quarts de l’intrigue avant même que vous ayez ouvert le livre. Je méprise profondément celles qui ne comportent que quelques phrases « accrocheuses » à la manière d’une bande annonce de film. « Un passé douloureux… Un lourd secret… L’amour est-il plus fort que le passé ? » Rien qu’à l’écrire, j’en ai la nausée.

Je n’aime pas quand la quatrième de couverture est mieux écrite que le livre lui-même. J’ai l’impression qu’on m’a promis un rendez-vous avec Colin O’Donoghue et que je me retrouve face à Franck Ribéry. Ce n’est pas pour autant que j’aime les quatrièmes mal écrites, loin s’en faut. Cela ne m’empêche pas de systématiquement lire les quatrièmes de couverture, ne serait-ce que pour avoir une idée de l’endroit où je mets les pieds. Mais je garde quand même une petite distance critique. 

Au hasard d’un rangement, j’ai découvert celle du livre de Kanae Minato, “Les Assassins de la 5ème B”. Le nom de l’auteure m’était inconnu mais le résumé était des plus alléchants. SI le récit était à la hauteur, cela promettait d’être une belle découverte de début d’année. J’ai décidé de courir le risque, et j’ai été largement récompensée.

"Les Assassins de la 5èB", Kanae Minato (Seuil)

Ce récit est celui de la vengeance, froide et implacable, d’une mère sur les assassins de sa fille. Notre histoire débute un jour d’école semblable à des centaines d’autres pour la 5ème B. C’est alors que la professeure principale, Mme Moriguchi, leur annonce qu’elle quitte l’école. 

Un mois plus tôt, sa fille de quatre ans a été retrouvée noyée dans un bassin de l’établissement. Au cours de son discours d’adieu, Mme Moriguchi déclare qu’il ne s’agit nullement d’un accident, mais d’un meurtre. Non seulement les coupables sont dans sa classe, mais elle connaît leur identité. Pourtant, elle n’a aucunement l’intention de les livrer à la police et préfère se charger elle-même de leur châtiment. 

Pour nous raconter les évènements, plusieurs personnages se relaient. Leurs récits prennent des formes diverses, du discours direct au journal intime en passant par la lettre. Chacun de ces personnages nous dévoile un nouvel aspect de l’intrigue, un nouveau retournement, qui nous mène inexorablement vers un final à couper le souffle. Au travers de ces récits, l’auteur ne perd jamais son fil conducteur. 

J’ai apprécié que le thème de la mort d’une enfant soit traité avec une telle sobriété. Le récit ne tombe jamais dans le pathos. J’ai adoré la remise en cause par l’auteur de l’image du professeur héros de manga façon Onizuka, qui va chercher à sauver une poignée d’élève par tous les moyens et même au dépend des autres. 

Au fur et à mesure qu’on se rapproche de l’implacable final, il est évident que la vengeance de Mme Moriguchi ne laissera personne indemne : les élèves, leur entourage et même le lecteur.

Les Assassins de la 5è B est disponible sur Kindle et Kobo.

Mademoiselle Jack

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