Retour dans les allées de l’Extreme Market du Hellfest 2024. Je passe distraitement devant des livres et mes yeux rencontrent « L’affaire du poireau vinaigrette », d’Heckle Freux. Un rire m’échappe et je m’entends lui demander ce que ce pauvre légume a bien pu lui faire. Ma question est restée sans réponse, mais j’ai découvert un polar complètement décalé.
Pourtant, le polar et moi ne nous entendons pas très bien. Mes crédits ont dû être sur Jack… Ou ils ont sautés une génération. Toujours est-il que j’ai été séduite par la présentation de l’auteur, avant de découvrir une histoire improbable.
Imaginez un polar, mais avec un supplément d’humour noir, tournant autour de deux personnages. À ma gauche, Sam, serial killer raté persuadé d’être le roi du monde. En face, Christophe et sa vie un poil déprimante. C’est par le biais d’une annonce postée sur internet que tous les deux vont se rencontrer. Un spectaculaire malentendu se met alors en place. Christophe devient malgré lui commanditaire d’une série d’accidents plus ou moins rocambolesques.
Tueur à gag
Sam le Fantôme, c’est son pseudonyme complet, est délirant. Inconscient. C’est fabuleux. Son estime de lui-même est inébranlable et sa logique à pleurer. Il est narrateur d’un chapitre sur deux et m’a provoqué quelques fou-rires. Comme Christophe, il est très bien écrit. Sam vit en équilibre entre crime et comique. Il est pataud et la description des opérations qu’il mène flirte avec le cartoon. Elles n’en ont pas moins des conséquences réels – ce qui m’a amené à interroger mon sens de l’humour !
L’exercice d’équilibre se retrouve dans les chapitres de Christophe. Outre son côté ringard un peu dépassé par la vie, il a des réflexions qui peuvent taper au cœur. Le personnage a quelque chose d’attachant.
Un plan sans accrocs
Je suis restée fascinée devant l’articulation du récit. Les actions de l’un s’intègrent avec souplesse dans la trame de l’autre. L’auteur ne laisse pas d’éléments au hasard.
L’alternance des points de vue et les chapitres assez courts participent à rythmer le récit. Le lecteur progresse rapidement et facilement.
La bande originale
Le détail qui a finit de me convaincre : les références musicales disséminées dans le roman. Elles sont d’ailleurs listées à la fin du livre. Certaines m’ont échappées, d’autres m’ont mis des chansons dans la tête. « L’affaire du poireau vinaigrette » rend aussi un hommage amusant au milieu metal et au cinéma. L’histoire propose deux autres tomes. Ma pile à lire n’était déjà pas assez haute…
Aleksandra
« L’affaire du poireau vinaigrette »
Heckle Freux
Nombre 7 éditions
12,90 euros
Entre le titre particulier et le côté musical, ça m’intéresse énormément ! Je note. Merci !
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